Rencontre avec Mai Lee
Influenceuse, styliste, modèle et créatrice de sa propre marque, Mai Lee est à l’honneur de ce troisième numéro. Nous l’avons rencontrée pour revenir sur son parcours, de ses débuts sur Instagram, à l’époque où l’influence n’existait pas encore, à aujourd’hui.
Elle raconte comment ce qui n’était au départ qu’une passion pour la mode est devenu un métier, sa manière de choisir ses collaborations avec exigence et honnêteté, ainsi que les atouts et les revers de cette profession. Elle évoque aussi la marque qu’elle est en train de créer.
Benjamin Germany : Quel était ton rapport aux réseaux sociaux avant d'être dans l'influence ? Est-ce que tu en consommais beaucoup ? Est-ce que ça t'a donné tout de suite envie de faire des créations toi-même ?
Mai Lee Santos : J'étais sur les réseaux comme toutes les personnes de mon âge. Mais l'influence, ça n'existait pas vraiment. C'était plus l'influence pour les gens de télé-réalité ou de YouTube. Mais l'influence qui démarrait sur Insta, ça n'existait pas en fait. Donc, je suis
devenue influenceuse en même temps que l'influence est arrivée sur Insta. J’avais mes
réseaux comme n'importe qui n’était pas influenceur, et ça m'est vraiment tombée dessus.
Les exemples que j'avais, c'était la télé-réalité, ça ne m'intéressait pas du tout. Il y avait Vine
et Youtube, j'aimais bien, mais ce n'est pas du tout un truc que je voulais faire.
Je voulais faire de la mode. Ça m'est vraiment tombée dessus. J'ai pris l'opportunité. Je
poste des photos comme tous mes amis, c’est juste que moi j'en ai fait mon métier, et c'est
trop cool.
Benjamin Germany : Et quand tu as commencé, il y a un moment où tu as senti le tournant, le fait que tu pouvais potentiellement en vivre ?
ML : Je n'ai pas eu un tournant d'un coup. Mais, j'ai commencé à avoir des abonnés. J'ai
commencé à avoir des marques qui me proposaient juste de m'offrir des vêtements. J'étais
en études supérieures et on a commencé à me proposer des contrats. J'ai dit que ça allait
me faire de l'argent de poche, comme le babysitting. C'est un peu d'argent en plus, mais je
ne savais même pas qu'on pouvait en faire son métier. J'ai fini mes études supérieures et
c’est devenu mon métier inconsciemment.
Benjamin Germany : Comment toi, est-ce que tu choisis tes collabs ? C'est quoi tes exigences ? Comment tu sélectionnes ?
ML : C'est avec le temps que j'ai su comment sélectionner, ne pas accepter les collabs juste pour accepter les collabs. Ne pas choisir seulement par rapport au budget. Moi déjà, c'est la marque. Est-ce qu'elle m'intéresse ? Est-ce que ça fait sens avec ce que je propose sur les réseaux ? Est-ce que ma communauté va être intéressée ? Et avant d'accepter une collab, je me dis est-ce que moi j'achèterais le produit ? Ou j'achèterais le service ? Est-ce que moi ça me servirait ? En général, c'est des marques que j'ai testées avant ou un service que je connais déjà.
Et si je ne connais pas, je demande à des amis qui connaissent. Que ce soit influenceurs ou
non influenceurs, je leur demande. Et c'est comme ça que j'accepte. Parce que si j'accepte
un produit qui ne marche pas ou un produit qui ne convient pas, comment convaincre les
autres ? Je suis quelqu'un de très honnête dans la vie de tous les jours et dans mon métier,
je trouve ça davantage important.
Benjamin : Justement, tu parles de la marque que tu es en train de créer. Ça a été quoi ta démarche ? Quel type de vêtements veux-tu faire ? C'est quoi ton ambition avec cette marque ?




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